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 La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique

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Drogo
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MessageSujet: La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique   Lun 3 Oct 2011 - 23:04


Voici un petit dialogue issu du livre "le yoga tantrique du cachemire" entre Eric Baret (qui enseigne le shivaïsme tantrique depuis longtemps en occident) et un de ses élève. Cet échange a pour sujets : la psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance.

Que pensez-vous de la psychanalyse?

Ce qu'il y a de merveilleux chez Freud, c'est son sens de l'observation. Contrairement à Jung ou Adler qui projettent constamment, Freud observe. Quand il commence à commenter, c'est autre chose. Mais Freud a un sens de l'observation tout à fait remarquable. Il faut emprunter à la psychanalyse de Freud l'art de regarder, d'écouter. C'est tout. Le reste n'a pas grand intérêt.

Et Jung?

Jung est beaucoup plus conceptuel. Des concepts sympathiques mais cela reste des concepts. Alors qu'il était âgé d'une soixantaine d'années, quand il est allé en Inde, il a refusé de rencontrer Ramana Maharshi pour ne pas être influencé. C'est étonnant!

Ce n'est pas très sérieux?

C'est merveilleux à lire, c'est très romantique. Il est très cultivé, il parle admirablement bien des choses. C'est sympathique.

En occident, beaucoup de gens font des régressions dans leur passé lointain, voir dans les vies antérieures pour mieux se connaître, mieux se comprendre. Qu'en pensez-vous?


C'est déjà bien de faire connaissance avec sa vie actuelle. C'est déjà rare de faire face à ses limitations, à ses anxiétés actuelles, de voir comment on fonctionne maintenant. Quand on a réellement vu cela, on en est libre. Quand on est libre, ce dont vous parlez peut se présenter. Mais il n'y aura plus de référence à vous-même en tant que personne.

Que faire quand on est ou croit être accroché à des éléments de vies antérieures?

C'est le présent. Il n'y a pas de régression. C'est toujours le présent. La régression est une manière de penser, c'est une construction mentale. La perception est une. Vouloir sciemment aller chercher l'origine de ceci ou cela n'a pas de sens. Il y a des gens qui ont passé deux mois à Auschwitz et qui ont été traumatisé pour la vie. Il y a des gens qui y ont passé un an et qui après ont vécu normalement. Ce n'est pas l'événement en soi mais le terrain qui crée le problème. Si à l'âge de quatre ans, votre père a fait ceci ou cela qui vous a traumatisé, c'est que le terrain était déjà là ! Alors, quel est l'intérêt d'aller fouiller dans un passé hypothétique alors que tout se passe maintenant. Bien sûr, vous pouvez "régresser" comme vous le dites, dans les vies antérieures et retourner symboliquement jusqu'à Adam et Eve. Quand vous êtes à l'écoute, vous êtes directement dans ce qui "précède" le niveau du passé, vous êtes dans l'intemporalité, car dans l'écoute, tout est instantané et aucune mesure de temps n'est possible. Quand vous êtes dans le passé, il y a toujours un passé au passé... vous pouvez toujours aller plus loin. Si votre patient a vraiment un problème terrible et qu'il est fixé à ce noeud-là, vous l'amènerez à se rendre compte que cet antagonisme n'est pas aussi terrible qu'il le croit. Vous le faites d'une manière occasionnelle, sans mettre l'accent dessus. Il est préférable de se référer à la conscience d'être, mais vouloir vider tous les noeuds, trouvez des explications au présent en se référant au passé est une fuite. C'est un refus de faire face à la situation. Le problème est dans l'instant et la solution aussi. Si une personne ne peut pas regarder le présent, elle ne peut pas, non plus, regarder le passé. Abordons la situation les mains libres, sans se référer à une linéarité temporelle tout à fait illusoire.

Pouvez-vous parler de la souffrance, de l'extinction de la souffrance et de l'attachement à la souffrance?


Il faut rester à un niveau de perception sensorielle. La souffrance, pour beaucoup de gens, c'est une idée, une représentation. Ils ont l'idée qu'ils souffrent, un peu comme les moines au mont Athos. Il y a une espèce d'attachement à la souffrance, c'est pathologique, ce n'est pas la vraie souffrance. La souffrance qui est une pensée est une souffrance inutile, stérile. La souffrance est une perception qui se situe quelque part dans le corps. Elle se localise corporellement dans une région et cette perception, lorsqu'elle est libre de jugement, amènera à une absence de localisation de soi-même et donc à une libération de toute forme de limite, de mesure. Quant au concept de la souffrance, il n'a rien à faire ici. On s'en sert si on veut créer une religion. Cela a déjà été fait. C'est une forme de sécurisation.

Vous pensez que c'est une sécurisation?

Oui. Certains préfèrent être malades, ils sont toujours un peu malades. Prendre le risque de la santé crée une très grande peur. Il y a des gens qui ont toujours besoin d'avoir un problème. Et quand le problème cesse, ils en trouvent un autre. Il y a sécurisation là-dedans, bien sûr.

Par la maladie ou les problèmes, ils fuient le vide?

Ils ont peur de l'inconnu. La souffrance est déjà tellement teintée de psychologie. C'est lié à la perception. Il faut toujours aborder la souffrance au niveau de la perception sensorielle plutôt qu'au niveau conceptuel. La perception sensorielle pointe vers quelque chose de précis. Ce n'est pas un hasard, la souffrance. Vous pouvez uniquement le pressentir dans vos profondeurs, votre intimité, si vous vous donnez à l'écoute. Si vous ne vous laissez pas faire, la vie sera forcée de frapper encore plus fort afin d'attirer votre attention. C'est pourquoi il est si merveilleux d'écouter ce qui arrive dans la vie. Ecoutez les échecs, les tensions, les douleurs ! Ne laissez pas passer les perceptions !


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Cassandra
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MessageSujet: Re: La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique   Mar 4 Oct 2011 - 13:38

Merci pour cet article Kal,

Je suis née au Noeud Nord en Bélier tout comme Jung, et lui né un 26 juillet, moi 29...J'avais commencée lire ses oeuvres il y a un moment, car je voulais savoir plus en ce qui concerne les rêves. Le hasard a fait que j'ai choisis Jung! Pourquoi n'ai-je pas pris d'Allan Kardec, pour lire sur le sujet rêves?! C'est par l'instinct. C'est Jung qui m'a dit "viens, viens" lol! . Je n'ai jamais lu Freud car je ressens une "barrière"...ce qui me "dérange" chez Freud c'est mettre presque tout sur le "refoulement sexuel"!!!

Enfin, j'ai adhéré à Jung et j'y continue.

Comme je suis une grande amoureuse de la philosophie et la psychanalyse, je lirai aussi Freud et j'ai eu l'occasion d'échanger un peu avec Michel Onfray. Certains livres qu'il a écrit m'inspirent...

Ce n'est que mon point de vue king

Merci encore pour ce partage Kal.

A bientôt,


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MessageSujet: Re: La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique   Mar 4 Oct 2011 - 16:51

Si tu veux lire Freud, je te conseil de commencer par "Psychopathologie de la vie quotidienne", c'est un des plus accessibles. Certains de ses livres peuvent être indigestes^^

Très intéressant Kal, merci pour ce premier article!!!


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MessageSujet: Re: La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique   Mar 4 Oct 2011 - 18:23

Les rêves... en voilà un domaine intéressant, mais ô combien glissant... cela fait partie des affres du monde intermédiaire ou astral. Tant que l'astralité qui est en lien direct avec le corps de rêve (celui dont l'âme se revêt lors du sommeil paradoxal) est dominée par l'identification au "je" localisé, c'est-à-dire la personne (“persona” signifiant masque, cela en dit long) , le monde onirique sera un gigantesque nid à mirages, fantasmes directement inspirés par les névroses de la psyché. Névroses dont sauront profiter les entités du monde intermédiaire puisque la clarté procurée par le soi divin (l'individualité : ce qui ne peut être divisé, étant UN) ne peut être présente dans l'état de rêve (mais aussi dans l'état de veille et de sommeil profond) lorsque celui-ci est dominé par la personnalité.

Le monde onirique étant un monde fluide, il est très maléable par l'inconscient, tous les fantasmes individuels et collectifs s'y cristallisent très rapidement. L'homme privé du flambeau du coeur spirituel ne peut donc y discerner les oasis mirages de celles où l'eau et les véritables fruits de l'esprit se trouvent.

Simple expérience à tenter : placez dans une pièce sombre 3, 4 pratiquants versés dans la soupe nouilles âge et le channeling, laissez mijoter 30min voir 1 heure et vous aurez bientôt (comme par hasard) de gigantesques entités de lumière : l'archange gabriel, le christ, bouddha, etc etc qui frappent à la porte, voir parlent l'un après l'autre (ben oué vu que le monde est rempli de prophètes en ce moment, il est normal que la totalité de l'assemblée céleste veuillent participer à notre "évolution" et ce peu importe le flacon, à savoir le médium, tant que l'ivresse a lieu ! :-p)

Fort curieusement, ce genre de manifestation arrive bien moins fréquemment chez les mystiques aux quatre coins du monde : seraient-ils moins évolués que les assidus des pratiques occultes se faisant des tirages de tarot ou des rituels magiques au moindre bobo affectif? Personnellement, je doute (et pas qu'un peu).

C'est aussi au cours de leur rêves que bon nombres de “chercheurs spirituels” se voient révélé leur “mission”.

Les missions confiées par le ciel sont confortables et reposante pour l'égo spirituel, car tant qu'il se shoote avec ces drogues narcissiques, il ne risque pas d'être confronté à ses propres blessures bien humaines: plus la mission est imposante et plus elle peut clouer le bec à l'animal blessé enfermé dans la cave de l'inconscient. Et puis surtout, faut dire ce qui est: pour des personnalités en mal de reconnaissance, étaler ses saintes missions.... ça déchire grâve ! :-)))

Non qu'il ne faille pas faire attention à la symbolique des rêves ni à les interpréter d'une certaine manière, mais il s'agit de faire un travail sur soi (éveiller le coeur spirituel) afin de ne pas interpréter ceux-ci à partir d'un instrument, à savoir le mental, qui lui même vit dans la confusion : "on ne dissipe pas les ténèbres en prononçant le mot "lanterne" dit un adage tantrique. L'aveugle ne peut donc guider l'aveugle.

Toutefois, dans notre monde de consommation où on veut tout, tout de suite, avec la meilleure qualité possible tout en étant, à l'inverse, disposé à payer avec le moins d'effort possible....il sera très difficile voir impossible d'obtenir satisfaction quant à un réel travail évolutif par l'intermédiaire du monde onirique ou astral. Si on peut manipuler les créations de l'égo, le monde du marketing, les ventes diverses et avariées, on ne peut en aucun cas manipuler le divin.

Le monde astral est un véritable labyrinthe, et celui qui ne possède pas les ailes lumineuses procurées par le déploiement du coeur spirituel ne peut que s'y perdre... A l'inverse, l'initié s'y promène librement pour recevoir exactement ce dont il a besoin, et ce, sans se laisser attraper par la moindre entité cachée dans l'ombre des murs du labyrinthe.

Le travail évolutif par le monde onirique commence donc par un travail sur le monde auquel celui-ci est subordonné, à savoir le monde divin.
Le plan spirituel ou causal doit donc descendre, imprégner le monde astral afin que l'imagination égo-centrée (créatrice de mirages astraux compensatoires) se transmute en l'imagination vraie ou théo-centrée (dont parlent les alchimistes).
A ce moment là, ce sont les outils de la lumière divine elle-même (et non plus ceux de la personnalité) qui modèlent les visions et expériences oniriques afin d'éclairer le chemin de l'âme.

Comment accomplir cette descente du causal dans l'astral autrement dit du spirituel dans la psyché.... la suite dans un prochain article sur l'alchimie :)


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MessageSujet: Re: La psychanalyse, la régression thérapeutique et la souffrance vues par un enseignant tantrique   

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